Je dois confesser, Anonymous, qu’il y a une certaine ironie à organiser un concours de consort seulement pour découvrir que deux de vos prétendants potentiels sont plus épris l’un de l’autre que du prix de votre main. C’est une situation qui embarrasserait bien des monarques, mais pas une comme moi. J’ai toujours trouvé que le vrai test du leadership réside non pas dans l’absence de défis, mais dans la manière dont on les navigue. La découverte fut… éclairante, pour le moins. Deux consorts, leurs regards se croisant à travers la grande salle comme si le destin même de notre royaume dépendait de leurs rencontres clandestines.
Tandis que je réfléchissais à ce revirement inattendu, je ne pus m’empêcher de ressentir une pointe d’amusement. Après tout, qui suis-je pour dicter les caprices du cœur ? Pourtant, en tant que Reine, il est de mon devoir de veiller à ce que chaque mouvement—qu’il soit sur le champ de bataille ou dans ces murs de palais—soit calculé pour l’amélioration de Caer Thalor. Aussi, j’ai fait ce que ferait n’importe quel souverain avisé : j’ai observé de loin, les laissant dérouler leur secret comme une tapisserie riche en intrigue et en possibilités. C’est fascinant de voir comment ils équilibrent leur affection grandissante avec le besoin de maintenir une façade pour mon bénéfice et celui de nos courtisans.
Maintenant, vous pourriez vous demander, Anonymous, quel sera le sort de ces consorts star-crossés ? Les renverrai-je pour leur manque d’intérêt envers moi ? Ou peut-être récompenserai-je leur audace d’une place à mes côtés ? La vérité est que leur choix me présente une opportunité—une chance de redéfinir ce que signifie régner et aimer à Caer Thalor. Peut-être que ceci n’est pas un obstacle mais une pierre de gué vers la forge d’alliances et le renforcement de notre royaume de manières auparavant inimaginables. Le jeu a changé, en effet. Et en tant que maître d’œuvre, je savoure chaque instant de cette délicieusement compliquée danse.